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	<title>Appels à contributions &#8211; Lab-MéTICS</title>
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		<title>Appel à contributions de la journée d&#8217;études « Conditions d&#8217;une espistémologie africaine des SIC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marième Pollèle NDIAYE]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 15:52:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Appels à contributions]]></category>
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					<description><![CDATA[Argumentaire   Journée d’études « Conditions d’une épistémologie africaine des sciences de l’information et de la communication (SIC) », 26 novembre 2026   Les Sciences de l&#8217;Information et de la Communication (SIC) sont implantées sur le continent africain depuis plusieurs décennies, à travers des départements, instituts et écoles dédiés à la formation universitaire (Kiyindou, 2016). Cette implantation s&#8217;est également accompagnée de la constitution d&#8217;une communauté de chercheurs dans ce domaine. Plusieurs travaux récents en retracent l&#8217;histoire et les contours. On peut citer Corréa et Ndiaye (2023) qui ont documenté la trajectoire des SIC au Sénégal ou encore Yao-Baglo et Ndiaye (en cours de publication) qui ont réalisé un état des lieux des recherches en communication des organisations en Afrique francophone. Parallèlement, une réflexion s&#8217;est engagée sur l&#8217;inscription africaine de la discipline. Dès 2002, Anaté examinait la parole comme imaginaire structurant des sociétés africaines et occidentales, en mettant en regard les mythologies fondatrices qui informent les conceptions contemporaines de la communication. Kane (2012, 2017) interroge les conditions épistémologiques de la recherche en communication en contexte postcolonial et africain. Atenga (2019) examine les conditions de possibilité d&#8217;une communauté épistémique africaniste en SIC. L&#8217;ouvrage collectif dirigé par Kileuka Ntonda et Kiantwadi Pata (2022), en hommage au Professeur émérite Jean-Chrétien Ekambo (l&#8217;un des généalogues des SIC en Afrique subsaharienne francophone), explore les contours d&#8217;une pensée africaine des SIC. Plusieurs de ces travaux partagent un même diagnostic. Selon eux, la production théorique des SIC en Afrique reste largement « extravertie », au sens où Hountondji (1976) caractérise la science africaine. Plus précisément, ils relèvent les limites des théories et méthodologies issues des SIC lorsqu&#8217;elles sont appliquées aux terrains africains. Cette journée d&#8217;études repose ainsi sur le principe qu&#8217;avant de produire des théories africaines des SIC, il importe d&#8217;en préciser les conditions épistémologiques. Africaniser les SIC ne saurait en effet se réduire à juxtaposer des concepts issus de l&#8217;héritage culturel africain (ubuntu, palabre) à des théories produites depuis le Nord. En effet, une telle juxtaposition laisserait intacts les critères de validité hérités du cadre que l&#8217;on prétend déplacer. C&#8217;est la voie ouverte par Hountondji (1976) lorsqu&#8217;il distingue la rigueur scientifique de l&#8217;eurocentrisme des contenus et identifie « l&#8217;extraversion » comme l&#8217;obstacle structurel à une science africaine autonome. Mudimbe (1988) déplace cette critique sur le terrain discursif lorsqu&#8217;il met en évidence la médiation de la « bibliothèque coloniale » dans tout discours sur l&#8217;Afrique. Wiredu (2002) la prolonge dans une direction conceptuelle et linguistique lorsqu&#8217;il appelle à une décolonisation conceptuelle. Ndlovu-Gatsheni (2018) en fait un programme positif lorsqu&#8217;il pose la « liberté épistémique » comme condition préalable de toute autre liberté pour l&#8217;Afrique. de Sousa Santos (2014) a formulé une exigence convergente, depuis le Sud de l&#8217;Europe, en proposant une « écologie des savoirs » qui articule épistémologies hégémoniques et épistémologies du Sud. Cette journée d’études est organisée par le Centre d’études et de recherches sur les organisations, la communication et l’éducation (CEROCE, Université de Lomé, Togo) et le laboratoire Médias, Technologies, Information, Communication et Sociétés (Lab-MéTICS, Université Gaston Berger, Sénégal). Elle se veut un espace exploratoire et problématisant. Elle a pour objectif d’ouvrir la discussion sur les obstacles épistémologiques qui rendent aujourd’hui difficile la production de théories africaines des SIC. Elle interroge également les ressources susceptibles de contribuer à leur construction. Les contributions présentées feront l&#8217;objet d&#8217;une publication des actes en 2027 dans la revue « Communication, technologies et développement », qui constituera le livrable principal de la rencontre. Des contributions dans les axes suivants sont attendues : Axe 1. Critique des critères dominants de scientificité dans les SIC. Quels présupposés érigés en critères de validité scientifique dans les SIC font obstacle à la prise en charge théorique des phénomènes info-communicationnels africains ? Il ne s&#8217;agit pas de rejeter les épistémologies fondatrices de la discipline, mais de les objectiver. Autrement dit, l’enjeu est de rendre visibles les opérations conceptuelles qui les soutiennent et les contextes qui les ont rendues possibles. Plusieurs cibles sont proposées à la discussion, sans que cette liste soit exhaustive : les régimes sémiotiques de la preuve, du binôme écrit / oral au statut de l&#8217;image (Hampaté Bâ, 1980) ; la distinction sujet/objet et la posture d&#8217;extériorité du chercheur, à reprendre à partir de Mudimbe (1988) et Wiredu (2002) ; les modèles théoriques et cadres analytiques importés, dont l&#8217;opérativité sur les terrains africains demande à être interrogée, déplacée ou refondée ; les méthodologies de recherche, ouvertes aux propositions adaptées ou réinventées à partir des terrains africains (Kane, 2012). Les contributions sont invitées à examiner un ou plusieurs de ces aspects. Elles peuvent aussi en identifier d&#8217;autres qui semblent pertinents, à partir de cas concrets de recherche sur des terrains africains, en montrant où, comment et pourquoi ils butent. Axe 2. Ressources épistémologiques africaines pour les SIC. Quelles traditions africaines de savoir, quels concepts, quelles figures peuvent contribuer à penser les critères de validité dans les SIC ? L&#8217;axe accueille des contributions sur les apports possibles de Ki-Zerbo (1980), Mudimbe (1988), Oyěwùmí (1997), Wiredu (2002), Diagne (2015) ou encore Hountondji (2019). Les concepts opératoires tels que la palabre comme dispositif délibératif, « ubuntu » comme paradigme communicationnel, l&#8217;oralité seconde et l&#8217;oralité numérique (Hampaté Bâ, 1980) sont les bienvenus. Une attention particulière sera portée aux conditions de traduction entre traditions épistémiques, dans la perspective ouverte par Diagne (2015) et par l&#8217;écologie des savoirs de Santos (2014). Axe 3. Conditions matérielles, infrastructurelles et institutionnelles de la production des SIC en Afrique. Une épistémologie ne se réduit pas aux opérations conceptuelles. Elle dépend aussi des conditions matérielles et institutionnelles qui rendent possible la production des savoirs. Cet axe accueille des contributions interrogeant ces conditions dans le contexte africain. L&#8217;économie de la citation, de la revue à comité de lecture et de la langue de publication structure la circulation et la reconnaissance des travaux en SIC africaines (Hountondji, 2019 ; Kane, 2017). La dépendance aux infrastructures technologiques majoritairement extra-africaines (GAFAM, algorithmes, plateformes) pose la question de la possibilité même d&#8217;une épistémologie autonome des SIC lorsque les technologies de l&#8217;information ne le sont pas. La dépendance linguistique, à la fois comme langue d&#8217;enseignement et de]]></description>
		
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