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L’UGB explore l’IA dans l’enseignement supérieur africain

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis a franchi une étape clé dans la réflexion sur la transformation numérique des savoirs. Le mercredi 11 mars 2026, une journée d’études majeure a réuni chercheurs, experts et étudiants autour d’un impératif : l’appropriation critique et contextualisée de l’Intelligence Artificielle.

Une synergie interdisciplinaire pour des enjeux globaux

Sous la bannière de la réflexion épistémologique et pédagogique, le Lab-MéTICS (UFR des Civilisations, Religions, Arts et Communication – CRAC) et le GESTES (UFR des Lettres et Sciences humaines – LSH) ont co-organisé une rencontre scientifique intitulée : «L’appropriation critique de l’IA dans les pratiques pédagogiques et scientifiques dans les universités africaines ». Cette collaboration entre deux laboratoires aux expertises complémentaires souligne l’importance de croiser les regards (communicationnels, sociaux et technologiques) pour saisir l’impact réel de l’IA sur nos institutions.

Les trois piliers de la réflexion

Animé par le Dr Mamadou Diouma Diallo (membre du Lab-MéTICS et chef du Département Communication de l’UGB), la journée a permis d’explorer trois axes fondamentaux pour l’avenir de l’université :

  1. La mutation des pratiques pédagogiques : Comment intégrer les outils génératifs sans fragiliser l’apprentissage ? Le débat a porté sur la nécessité de repenser l’évaluation et l’interaction enseignant-étudiant.
  2. L’optimisation de la recherche scientifique : L’IA est un levier puissant pour la production de savoirs, à condition de maîtriser ses algorithmes et d’en comprendre les limites techniques.
  3. L’éthique et l’épistémologie : Au-delà de l’outil, l’enjeu est institutionnel. Il s’agit de définir un cadre de régulation et de s’interroger sur la souveraineté numérique des universités africaines.

Un plateau académique de haut niveau

L’importance de l’événement a été marquée par la présence et le soutien des autorités académiques, notamment le Pr Mamadou Abdoul Diop, Vice-recteur chargé de la Recherche, ainsi que les directeurs de l’UFR SEFS (Pr Assane Diakhaté) et de l’ED-SHS (Pr Boubacar Camara).

La réussite de cette journée repose également sur l’engagement des directrices de laboratoires, le Pr Marième Pollèle Ndiaye (Lab-MéTICS) et le Pr Sadio Ba Gning (GESTES), ainsi que sur les contributions riches des panélistes experts : les Prs Abdoulaye Deme, Maissa Mbaye, Pape Meissa Coulibaly, le Dr Paul Oula Ambogou, ainsi que MM. Mouhamadou Lamine Diakhame et Oumar Watt.

Vers une IA souveraine et contextualisée

Le message fort de cette rencontre est le refus d’une consommation passive des technologies venues d’ailleurs. Pour les participants — qu’ils soient chercheurs confirmés, personnels administratifs ou étudiants — l’objectif est désormais de bâtir une IA « made in Africa », capable de répondre aux défis spécifiques de notre continent tout en restant connectée aux standards internationaux.

L’appropriation de l’IA n’est plus une option, c’est une nécessité stratégique pour construire l’université de demain.

 

Mots-clés : IA, Enseignement Supérieur, Afrique, Pédagogie, Recherche, Lab-MéTICS, GESTES, Universite Gaston Berger.

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